Tous les quatre jours en France, une femme meurt sous les coups de son partenaire. Les actes de violence au sein du couple touchent, selon une enquête nationale publiée en 2003, près d’une femme sur dix en France. Parlant d’une affaire d’état, un rapport d’Amnesty International appelle le gouvernement à mener une politique ambitieuse contre ces crimes.
Au-delà du simple constat, l’organisation n’est pas tendre sur la politique nationale de lutte contre ces violences, la jugeant “timide“ ou faites de “mesures disparates, morcelées et appliquées de manière disparate“… Face à ce constat, Amnesty international demande un traitement judiciaire rapide et efficace de ces affaires, un meilleur accompagnement psychologique des victimes, une politique volontariste et coordonnée et une vraie campagne nationale d’informations. Pour sensibiliser le grand public à ce problème, Amnesty diffusera un spot sur plusieurs chaînes de télévision et au cinéma dès la mi-février.
Enfin, l’organisation demande au gouvernement d’adopter et de mettre en oeuvre une stratégie globale de lutte contre la traite des êtres humains. Elle dénonce ainsi la situation de très nombreuses femmes originaires des pays de l’Est, des Balkans, d’Afrique du Nord, d’Afrique sub-saharienne et d’Asie. Elles seraient 14 000 en France à subir violences, humiliations et menaces les forçant à se prostituer.
Amnesty demande ainsi à ce que ces femmes soient avant-tout considérées comme des victimes et non comme des délinquantes. Elle enjoint également l’Etat à ratifier et à mettre en oeuvre, sans délai, la Convention européenne sur la lutte contre la traite des êtres humains.Source : Communiqué d’Amnesty du 8 février 2006Click Here: camiseta seleccion argentina

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