Victime d’un rétrécissement d’uneartère aortique, un patient de 57 ans présentait unétat de santé très grave (stade terminal de samaladie). Impossible de recourir aux techniques classiques dedilatation aortique et encore moins de remplacement de la valve parchirurgie à cœur ouvert… Pour ce condamné,une tentative de la dernière chance lui a étéproposée : l’introduction d’une valveartificielle par une veine (veine fémorale) sans chirurgieni recours à une anesthésiegénérale.
Les travaux de l’équipe de Rouen débutésdans les années 1990 ont permis la mise au point de valveartificielle originale pouvant être implantéegrâce à un cathéter (long tube creux, fin etflexible que l’on introduit jusque dans le cœur).Schématiquement, la valve est comprimée à lasurface d’un ballonnet gonflable et entouré d’ungrillage métallique (stent). Une fois arrivéeà l’endroit désiré, le gonflage permetl’expansion du stent et l’ancrage de la valve en regardde la valve malade.
Cette première mondiale a étéréalisée en deux heures par l’équipe duPr. Cribier, chef de service de cardiologie del’hôpital Charles Nicolle. Les résultats ontété immédiatement évalués et ontconfirmé l’excellente fonction valvulaire. Selon uncommuniqué, l’amélioration est “spectaculaire“avec retour d’une pression artérielle normale alorsqu’elle était effondrée. Bien que le pronosticde ce patient ne puisse être établi que dans quelquesjours, cette première suscite de nombreux espoirs pour lesmalades jugés inopérables.

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