À l’occasion de la Journée mondiale de la maladie de Parkinson qui se tiendra le 11 avril 2018, voici les nouvelles pistes de recherche encourageantes actuellement en cours. L’objectif est de diminuer les symptômes des patients mais de ralentir aussi la progression de la dégénérescence des neurones.

Les chercheurs travaillent actuellement sur de nouvelles pistes encourageantes pour traiter la maladie de Parkinson.

L’espoir de l’immunothérapie

L’immunothérapie, utilisée en cancérologie, intéresse actuellement les chercheurs pour traiter la

maladie de Parkinson, caractérisée par la destruction progressive des

neurones à

dopamine impliqués notamment dans la gestion des mouvements. A l’instar d’un

vaccin, l’objectif est d’injecter des

anticorps pour aller cibler et éliminer les dépôts agglomérés de protéines dans les cellules à dopamine qui pilotent le contrôle des mouvements. Un essai clinique en phase II incluant 300 patients est actuellement en cours au CHU de Nantes.Faire baisser les niveaux de fer Les patients souffrant de Parkinson ont des niveaux de

fer trop élevés dans le cerveau, sources potentielles d’une dégénérescence des neurones. Une nouvelle thérapie teste “un

chélateur de fer, une molécule capable de se fixer au fer pour former un complexe qui sera éliminé dans les urines“, explique l’Inserm dans un communiqué. Un essai réalisé à l’échelle européenne, piloté par le CHU de Lille, l’Inserm et le réseau NS-Park, est en cours.Préciser la stimulation cérébrale En 2016, des neurologues du CHU de Saint-Étienne (Loire) ont constaté qu’en stimulant le cerveau des patients atteints de Parkinson avec des électrodes, leurs performances motrices étaient améliorées de 70 % et les traitements médicamenteux diminués de 40 à 60 %. Cette Chirurgie est proposée généralement après 7 à 8 ans d’évolution de la maladie. “Une étude devrait en outre bientôt débuter pour tester l’intérêt de la

stimulation cérébrale profonde chez les patients âgés de plus de 70 ans”, annonce l’Inserm. Greffer des cellules souchesL’utilisation de

cellules souches continue à faire l’objet d’études. La thérapie cellulaire consiste à injecter des neurones dits “fonctionnels” pour remplacer les neurones dégénérés. Pour l’instant, les résultats sont encourageants chez les singes, selon une étude publiée dans la revue nature en 2017. “L’idée est maintenant de procéder à une

greffe à partir de cellules souches issues du patient lui-même, pour éviter les incompatibilités entre donneurs et receveurs, et donc le risque de

rejet de greffe”, indique l’Inserm.Deuxième maladie neurodégénérative après la

maladie d’Alzheimer, la maladie de Parkinson touche environ  200 000 personnes, à l’âge de 58 ans en moyenne. Dans certains cas (10 % des patients), la maladie est diagnostiquée avant 50 ans.Pour aller plus loin :

franceparkinson.fr/la-recherche/pistes-de-recherche

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