L’université Jean Monnet à Saint-Étienne poursuit son recrutement pour l’étude sur l’effet des vibrations obtenues sur des plateformes style “powerplate ®“ dans la prévention de l’ostéoporose. Les résultats sont attendus pour 2013.

Démarrée en mai 2010 à l’initiative du Pr Thierry Thomas (chef du service de rhumatologie, équipe Inserm U 890 au CHU de Saint-Étienne et du laboratoire de biologie du tissu osseux à la Faculté de médecine de Saint-Étienne), cette étude vise à évaluer, chez des femmes ménopausées présentant une fragilité osseuse, les effets des vibrations délivrées au corps entier par des plateaux vibrants sur le squelette. En France, une fracture toutes les 20 secondes est due à l’

ostéoporose.On sait désormais que les activités physiques soutenues sont efficaces sur le squelette des grands sportifs (1). Pour autant, les effets osseux et musculaires avancés par de nombreuses marques de plateformes vibrantes restent largement à démontrer, soulignent le Pr Thomas et ses collègues. A ce jour, seules 4 études ont analysé les effets des vibrations corps entier (VCE) sur le squelette des femmes après la ménopause. Elles ont montré une augmentation de la force musculaire et de la densité minérale osseuse (2), une inhibition de la perte osseuse vertébrale et fémorale (3), une amélioration de l’équilibre (4) et une réduction du mal de dos (5). Cependant, soulignent les chercheurs, “aucune n’a encore exploré les effets ossues au niveau cortical et trabéculaire et au niveau de la microarchitecture osseuse“.Toute une batterie d’examensLeur étude consiste donc à comparer deux groupes de femmes sédentaires de 55 à 75 ans et présentant un risque d’ostéoporose à 10 ans compris entre 3 et 35 %, les unes soumises à 130 séances de 20 minutes sur plateau vibrant, les autres servant de contrôles. Toutes devront se soumettre à une batterie d’examens, visant à évaluer leur masse grasse, leur masse musculaire et leur masse osseuse au niveau du corps entier puis de la colonne vertébrale, du fémur et de l’humérus (densitométrie), à déterminer leur risque de développer une ostéoporose à 10 ans, ainsi que la composition et la structure de leurs os. Les femmes devront en outre fournir des renseignements quant à leur consommation actuelle et passée de tabac, remplir un questionnaire sur leurs habitudes alimentaires et sportives et se soumettre à une prise de sang. Une visite est prévue 15 jours après, au cours de laquelle les expérimentateurs vont mesurer la force musculaire des participantes ainsi que leur coordination et leur équilibre. Elles devront revenir à 6 mois, 12 mois et 18 mois pour qu’ils procèdent à de nouvelles séries d’examens. L’étude est prévue pour durer 36 mois, les dernières inclusions de participantes étant prévues en septembre 2011. Ce n’est qu’en 2013 que seront rendus les résultats. Amélie PelletierSources :Communiqué de presse de l’université Jean Monnet de Saint-Etienne. 1. Gutin B, Kasper MJ 1992 Can vigorous exercise play a role in osteoporosis prevention? A review. Osteoporos Int 2:55-69. (

téléchargeable sur Internet)2. Verschueren, S., Roelants, M., Delecluse, C., Swinnen, S., Vanderschueren, D., Boonen, S., 2004. Effect of 6-month whole body vibration training on hip density, muscle strength, ans postural control in postmenopausal women: a randomized controlled pilot study. J Bone Miner Res 19(3), 352-59. (

téléchargeable sur Internet)3. Rubin, C., Recker, R., Cullen, D., Ryaby, J., McCabe, J., McLeod, K., 2004. Prevention of postmenopausal bone loss by a low-magnitude, high-frequency mechanical stimuli: a clinical trial assessing compliance, efficacy, and safety. J Bone Miner Res 19(3), 343-51. (

téléchargeable sur Internet)4. Gusi, N., Raimundo, A., Leal, A., 2006. Low-frequency vibratory exercise reduces the risk of bone fracture more than walking: a randomized controlled trial. BMC Musculoskelet Disord 7, 92. (

téléchargeable sur Internet)5. Iwamoto, J., Takeda, T., Sato, Y., Uzawa, M., 2005. Effect of whole-body vibration exercise on lumbar bone mineral density, bone turnover, and chronic back pain in post-menopausal osteoporotic women treated with alendronate. Aging Clin Exp Res 17(2), 157-63. (

abstract en ligne)6. Norlund, M., Thorsstensson, A., 2007. Strength training effects of whole-body vibration? Scan J Med Sci Sports 17, 12-17. (

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