Elle a longtemps côtoyé les cieux sans jamais espérer les rejoindre. Marie Laforêt, la grande, la fougueuse mélomane, est morte à l’âge de 80 ans. Un anniversaire qu’elle venait tout juste de fêter, le 5 octobre dernier. La chanteuse est décédée le 2 novembre 2019 en Suisse, où elle vivait depuis les années 1970. Elle s’est éteinte à la clinique de Genolier – où l’acteur Alain Delon était cette année en convalescence après avoir été victime d’un AVC –, selon les informations communiquées à Purepeople par l’agent de sa fille Lisa Azuelos, Dominique Segall. Elle y était hospitalisée depuis plusieurs semaines.

Marie Laforêt laisse derrière elle trois enfants. Un clan qui ne vous est d’ailleurs pas tout à fait inconnu. Vous l’ignoriez peut-être mais dans sa jeunesse, l’artiste était passionnément tombée sous le charme d’un homme d’affaires appelé Judas Azuelos, un amour dont sont issus ses deux aînés… dont Lisa Azuelos, la réalisatrice du film LOL et plus récemment de Dalida. Elle était donc la grand-mère de la jeune comédienne Thaïs Alessandrin. Un peu plus loin des projecteurs, son fils Jean-Mehdi-Abraham Azuelos est directeur d’un domaine touristique dans les montagnes. Sa benjamine, Ève-Marie-Deborah, fruit de son mariage passé avec Alain Kahn-Sriber, est née en 1974. Elle avait par ailleurs connu deux autres unions qui ne produisirent pas d’enfant, avec réalisateur Jean-Gabriel Albicocco au début des années 1960 et avec Éric de Lavandeyra dans les années 1990.

Marie Laforêt : Sa mère refusait qu’elle apprenne la musique

De son vrai nom Maïtena Douménach, la diva des années 1960 a enregistré quatorze albums studio en français. Elle chantait aussi en espagnol, en portugais et en italien. Une carrière qui avait été loin, très loin de s’offrir à elle. Dans sa jeunesse, Marie Laforêt n’a même pas pu assouvir son besoin de s’exprimer… et a dû attendre d’avoir 22 ans pour y remédier. “Ma mère m’a refusé le piano parce que, comme elle, j’étais atteinte d’une maladie orpheline, aujourd’hui assimilée à l’épilepsie, qui fait résonner en permanence des notes de musique dans la tête des enfants, expliquait-elle en interview à Stéphane Calmeyn. Elle a eu terriblement peur que la pratique du piano m’empêche de guérir.

Ça a marché, mais par accident

Il faut dire que, malgré le succès de titres envoûtants tels que Mon amour, mon ami ou encore Viens, viens, Marie Laforêt se destinait à n’être que douceur et colère sur les planches de théâtre. “On m’a proposé d’enregistrer un disque. Ça a marché, mais par accident, avouait-elle. Je reste avant tout une comédienne.” C’est effectivement sur scène, en 1959, que tout a commencé pour elle. Victorieuse d’un concours intitulé Naissance d’une étoile – qui ne croyait pas si bien porter son nom –, elle décroche son premier rôle dans le film Liberté, de Louis Malle. Marie Laforêt a tourné pour les plus grands – François Truffaut, Jean-Pierre Mocky – et aux côtés de monstres sacrés du cinéma. Marie Laforêt avait cessé toute activité en 2009. Ne reste désormais plus que La Voix du silence

Yohann Turi

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