Aujourd’hui, le journal La Croix donne la parole au Professeur Marc Gentilini. L’ancien chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière confirme

la position critique (qu’il avait exprimée sur Doctissimo) vis-à-vis de la gestion française de la pandémie de grippe H1N1. Pour lui, “dépenser autant d’argent contre la grippe A est une indécence absolue“.Alors que la campagne de vaccination doit débuter le 12 novembre, le Pr Gentilini s’interroge sur le bien-fondé des dépenses engagées par l’Etat. Selon lui, “cette campagne est disproportionnée par rapport à la réalité de la menace“. Roselyne Bachelot, la ministre de la santé, avait indiqué que le coût de la campagne anti-grippe A s’élève à 1,5 milliards d’euros. Ces frais regroupent l’achat de masques et d’antiviraux, la campagne de prévention, ainsi que l’achat de 94 millions de vaccins. Pour autant, le Pr Gentilini ne remet pas en cause le vaccin. Alors que selon un dernier sondage, seuls

17 % des Français sont prêts à se faire vacciner, les rumeurs sur la sécurité du vaccin vont bon train. Mais pour Marc Gentilini “ce vaccin anti-H1N1 n’est pas dangereux“. Néanmoins, l’ancien président de la Croix Rouge pense “que la vaccination ne s’impose que pour les gens “à risque“, pas pour l’ensemble de la population“. Si cette grippe peut effectivement provoquer des décès chez des personnes en bonne santé, le bilan des victimes reste heureusement très limité. Ainsi, pour le Pr Gentilini, la France et les autres gouvernements se trompent peut-être de priorité. Alors que plus d’un milliard de personnes souffrent de la faim dans le monde, “pour les aider, il faudrait mobiliser 3 milliards de dollars, soit bien moins que ce que les pays riches vont dépenser pour cette grippe“, s’insurge le professeur. Sarah LaînéSource :Journal La Croix – 2 novembre 2009Click Here: New Zealand rugby store

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