De nouvelles recherches américaines montrent qu’une méthode non-invasive pourrait être proposée pour détecter la maladie d’Alzheimer en amont de sa survenue. Sur un modèle animal, l’urine des souris malade aurait une odeur caractéristique facilement détectable, avant même la survenue des symptômes.

La maladie d'Alzheimer est une pathologie neurodégénérative qui entraîne une destruction progressive et irréversible des neurones et qui touche 850.000 personnes en France.

L’urine des souris malade a une odeur différenteUne équipe de chercheurs du Monell Center et du ministère américain de l’Agriculture ont mené une étude à partir de trois types de souris, dont un groupe de rongeurs génétiquement modifiés pour imiter la

maladie d’Alzheimer.Comme Alzheimer est une maladie unique au genre humain, ces modèles de souris ont été créés pour étudier cette maladie plus en détail. Comme l’agrégat de plaque amyloïde dans le cerveau est un indicateur de la maladie d’Alzheimer, des gènes humains associés à cette accumulation de protéines ont été introduits dans le génome des rongeurs. Les souris ont ensuite développé une accumulation de plaque dans leurs cerveaux, en imitant Alzheimer.Les chercheurs ont utilisé des analyses comportementales et chimiques de ces modèles de souris et ont trouvé qu’avant le diagnostic de la maladie, leur urine avait une odeur unique, facilement reconnaissable en comparaison avec l’urine des rongeurs témoins.Des résultats préliminaires chez l’animal qui restent à confirmerBruce A. Kimball, l’auteur principal de cette étude, a commenté que son équipe avait réussi à montrer que “les signatures des odeurs urinaires pouvaient être altérées par des processus métaboliques associés aux précurseurs d’Alzheimer“. Les différences d’odeurs étant même détectables avant le début du dépôt de plaque amyloïde.Bien que ces résultats n’aient pour l’instant été vus que sur des modèles d’animaux et que de plus amples recherches soient nécessaires sur les humains, cette étude pourrait indiquer une nouvelle méthode de détection de la maladie en amont. Cela permettrait aux médecins de débuter le traitement plus tôt et potentiellement de pouvoir ralentir le déclin cognitif. Ces résultats pourraient aussi permettre de détecter d’autres maladies neurologiques.La maladie d’Alzheimer est une pathologie neurodégénérative qui entraîne une destruction progressive et irréversible des neurones et qui touche 850.000 personnes en France. Chaque année, 225 000 nouveaux cas sont détectés.AFP/RelaxnewsSource : Alterations of the volatile metabolome in mouse models of Alzheimer’s disease – bruce A. Kimball et al. – Scientific Reports 6, Article number: 19495 (2016) (

abstract accessible en ligne)Click Here: cd universidad catolica

Leave a comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *