Selon la revue Prescrire, des comportements violents envers autrui, parfois graves, peuvent survenir suite à la prise de certains médicaments. Si la liste des médicaments suspectés ou incriminés est longue, les mécanismes conduisant à ces effets agressifs sont complexes ou mal connus, alors que les données disponibles ne permettent pas d’établir de façon fiable la fréquence de ces troubles.

76 médicaments seraient à l'origine de comportements violents.

Bien que les mécanismes expliquant ces effets ainsi que leur fréquence soient mal connus, ils peuvent survenir chez tous les profils de patients – hommes, femmes, enfants, de tous les milieux sociaux, avec ou sans antécédents de conduites violentes envers autrui. Des facteurs de risque ont toutefois été identifiés, comme des antécédents de troubles psychiatriques, des comportements violents ou d’automutilation, ou encore la prise d’alcool ou de substances illicites…De nature très variée, ces comportements violents sont parfois graves. Il peut s’agir d’agitations, d’agressions physiques ou verbales et même de tentatives de meurtre ou d’homicide, avec des conséquences dramatiques pour le patient et son entourage.
En France, 76 médicaments incriminés dans les comportements violents
Selon Prescrire, le centre régional de pharmacovigilance de Toulouse a analysé les cas de comportements violents suspectés d’être en relation avec la prise de médicaments. Après analyse de la base, le centre a retenu 76 substances pharmacologiques de nature très diverse ayant un lien avec un comportement violent.En tête de liste figuraient des médicaments

psychotropes, responsables de la moitié de cas répertoriés. Cette liste incluait des

antidépresseurs, des

stimulants, certains

médicaments du sevrage tabagique, des

benzodiazépines  (utilisés contre l’anxiété, les convulsions, comme relaxants musculaires ou comme somnifères), des

agonistes dopaminergiques (utilisés pour traiter la maladie de Parkinson), des

neuroleptiques (utilisés pour calmer l’agitation et l’hyperactivité neuromusculaire) et des

anti-épileptiques.Mais la liste comprend aussi des médicaments très divers comme certains

antibiotiques et

antiviraux, la

testostérone, des

corticoïdes, certains

antispasmodiques et

interférons, ou encore en cas d’

hypoglycémie induite par

insuline.
En pratique, informer et surveiller
Pour les auteurs de l’article, il convient que les médecins prescrivant ces médicaments informent les patients et les invitent à avertir leur entourage pour qu’ils soient “attentifs à des changements de comportement, en particulier à l’apparition d’une agressivité, d’une irritabilité ou d’une agitation“. En outre, lors du suivi, le médecin est invité à interroger le patient sur d’éventuels changements de comportement et à lui rappeler que la consommation d’alcool est un facteur de risque.Dr Jesus CardenasSource : Revue Prescrire N°364, février 2014.Click Here: Maori All Blacks Store

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