Le numéro de septembre 2013 de la revue Prescrire consacre 2 articles au cancer du sein. Le premier concerne un déséquilibre de l’information des femmes sur les avantages et inconvénients du dépistage. Le deuxième est consacré à l’attitude à adopter face aux cancers canalaires in situ, c’est-à-dire, bien localisés et d’évolution lente.

La majorité des carcinomes canalaires in situ sont découverts lors d'une mammographie de dépistage

Information autour du dépistage : peut mieux faireJusqu’à fin 2011, les documents officiels d’information pour les femmes  ne mentionnaient pratiquement pas les inconvénients et possibles effets indésirables liés au

dépistage du cancer du sein. Puis, en 2012 l’Institut national du cancer (INCa) publiait un rapport dans lequel des experts recommandaient d’apporter aux femmes “une information équilibrée, à la fois sur l’efficacité du dépistage, mais aussi sur les dommages qu’il est susceptible de provoquer ainsi que sur leur droit de refus de participer au dépistage ou à la réalisation d’examens complémentaires en cas de détection d’anomalie à la mammographie“. Autrement dit, si le dépistage a des bénéfices certains, selon les experts de l’INCa, des inconvénients existent, notamment les résultats faux-positifs et faux-négatifs, l’anxiété et l’impact psychologique de la démarche de dépistage, les surdiagnostics et surtraitements de très petites lésions ou encore la possibilité qu’un cancer survienne entre deux mammographies (cancer d’intervalle). Les experts précisent qu’au final, les soignants doivent “convaincre sans contraindre“. Selon les auteurs de cet article, c’est en octobre 2013, lors de la prochaine campagne sur le dépistage du cancer du sein que l’on pourra constater si une information plus complète et équilibrée est vraiment donnée.Cancer canalaire in situ : traiter d’emblée ou surveiller ?La majorité de ces carcinomes sont découverts à l’occasion d’une

mammographie de dépistage. Leur pronostic est jugé comme bon car ces tumeurs évoluent très lentement dans le temps (parfois pendant des dizaines d’années) et  l’on considère que l’absence de traitement n’aurait aucune incidence sur la vie des patients. Mais leur progression vers un carcinome infiltrant est difficilement prévisible. Si l’extirpation de la tumeur permet de vérifier l’étendue de la lésion, elle ne réduit la survenue d’un carcinome infiltrant que sur une minorité de femmes, tout comme la mastectomie. Par ailleurs, selon des études comparatives, même après extirpation, voire mastectomie, une surveillance étroite du sein opéré ainsi que du sein controlatéral sont nécessaires. Au vu de ces constatations, selon cet article, une surveillance clinique d’emblée sans intervention est une option qui peut être envisagée. Ces données montrent en outre que la surveillance au long cours s’impose, quelle que soit la stratégie choisie (extirpation de la tumeur, ablation du sein ou simple surveillance clinique).Jesus CardenasSource : Revue Prescrire No 359, septembre 2013.Click Here: cheap all stars rugby jersey

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