La politique vaccinale contre la tuberculose a changé de visage. Aujourd’hui, une seule vaccination par le BCG suffit. Et le fameux test tuberculinique systématique est supprimé… Fini la bague et le timbre !

En France, on compte un peu plus de 10 personnes atteintes par latuberculose pour 100 000 habitants. Beaucoup moins qu’il y a desdizaines d’années. Cependant, certaines régionsfrançaises, plus touchées que d’autres, restentvulnérables. De plus, le nombre de cas augmente encore danscertaines populations migrantes ou précarisées.Ce contexte particulier et les nouvelles connaissancesscientifiques acquises dans ce domaine ont conduit lesautorités de Santé à adapter la politiquevaccinale. Aujourd’hui, certaines mesures restent en vigueur,d’autres se modifient.On continue à vacciner avec le BCG…La vaccination par le BCG reste un élémentfondamental de la lutte contre la tuberculose. Il protège defaçon assez efficace contre la méningite et lesformes disséminées, qui sont les plusfréquentes chez l’enfant.On vaccine donc toujours en injectant un bacille tuberculeuxatténué, le BCG (Bacille de Calmette etGuérin). Celui-ci stimule la mémoire dusystème immunitaire sans entraîner la maladie, etapprend à l’organisme à reconnaître l’infectionet à s’en protéger.En France, les recommandations actuelles rendent obligatoire le BCGchez :
– Les enfants de moins de 6 ans accueillis en collectivités.Le BCG est recommandé dès le premier mois pour lesenfants vivants dans un milieu à risque élevéde tuberculose.
– Les enfants et les adolescents et jeunes adultesfréquentant les établissements d’enseignement ainsique certaines collectivités, en l’absence de vaccinationantérieure.
– Les adultes exposés, dont les pompiers, qui ontété récemment rajoutés sur la liste,toujours en l’absence de vaccination antérieure.On ne revaccine plusAutrefois, on vaccinait et on vérifiait la mémoireimmunitaire par un test post-vaccinal avec uneintradermoréaction, une bague ou un timbre. En cas deréaction négative, on revaccinait… sans se lasserjusqu’à ce que le contrôle post-vaccinal à latuberculine soit positif. Mais aucune étude n’aconfirmé l’efficacité de la revaccination.Dans un premier temps, le nombre de BCG a donc étélimité à 3.Et aujourd’hui, c’est fini. On ne revaccine plus. Le BCG est faitune fois et c’est tout.Le dernier arrêté de 2004 stipule « qu’il n’y apas lieu de revacciner une personne ayant eu une premièrevaccination, même en cas d’intradermoréaction àla tuberculine négative ».La technique de référence du BCG estpréciséeLa vaccination BCG se fait par injection intradermique. Toutefois,les enfants de moins de 3 ans peuvent bénéficierd’une vaccination par multipuncture, plus facile àréaliser à un âge où l’on bougebeaucoup…La preuve écrite de cette vaccination – ou la cicatrice, lecas échéant – doivent attester de laréalisation de la vaccination BCG.Corollaire de ces bouleversements, la gamme d’Aventis SanofiPasteur MSD, qui est le seul fournisseur en France, évolue.Le vaccin BCG Pasteur est remplacé par l’un des 4 principauxvaccins BCG utilisés dans le monde, le BCG SSI, premiervaccin ayant une autorisation de mise sur le marchéeuropéenne.On ne fait plus de contrôle systématiqueLe test tuberculinique qui servait à vérifier que leBCG avait “pris“ n’a plus d’intérêtpuisqu’on ne revaccine plus. Le contrôle systématique,autrefois obligatoire après vaccination et tous les ans pourles écoliers de tous âges, est donc supprimé.Oubliés les tests imposés par lesétablissements scolaires…La raison : il n’y a qu’une faible corrélation entrel’allergie tuberculinique post vaccinale et la protection cliniquedu BCG.Le test tuberculinique est cependant encore d’actualité dansquelques cas.Il est pratiqué dans les situations suivantes :
– Avant la primovaccination (sauf chez les nouveau-nés demoins de 4 semaines) pour vérifier que l’enfant n’a pasété infecté par la tuberculose auparavant;
– Dans le cadre d’une enquête autour d’un cas de tuberculose,chez les personnes qui ont été au contact d’unmalade, là encore pour vérifier qu’elles n’ont pasattrapé la maladie.
– Comme aide au diagnostic de la tuberculose et comme test deréférence dans le cadre de la surveillance decertaines professions plus exposées.
Obsolète, le timbre d’autrefois
Cette méthode a été supprimée. Uneseule technique s’impose aujourd’hui : l’injection par voieintradermique.Conséquence, Sanofi Pasteur MSD a mis à ladisposition des médecins le Tubertest, test tuberculiniquepour injection intradermique, plus sélectif etspécifique que le test d’anciennegénération.Dr Chantal Bruet FerréolClick Here: cheap Cowboys jersey

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