Bébé est exposé à de nombreux produits chimiques dans le ventre de sa mère ! C’est le cri d’alarme lancé par Greenpeace et le WWF. Ces deux organismes ont en effet prélevé près de 70 échantillons de sang maternel et de cordon ombilical. Résultat : ils ont identifié une vingtaine de substances potentiellement dangereuses.
Les produits sont notamment des dérivés de plastique, des détergents ou des résidus de pesticides. L’étude a par exemple révélé la présence de triclosan, un antibactérien, dans la moitié des échantillons provenant de cordons ombilicaux. Or tous ces produits ont montré une dangerosité potentielle, notamment lors d’études menées chez l’animal. Et comme le soulignent les deux associations, il est difficile de les éviter : la plupart des produits concernés se cachent dans des produits de consommation courante.
Ainsi, les cosmétiques (parfums, déodorants et dentifrices surtout), les produits d’entretien, les appareils électroniques sont dans le collimateur. “Il est choquant de constater que ces substances chimiques sont présentes dans l’organisme à tous les stades de la vie, et notamment dès le stade foetal, période où l’enfant est le plus vulnérable“ souligne ainsi Yannick Vicaire, responsable de la campagne Vigitox de Greenpeace France. Selon lui, il est urgent de modifier la composition de ces produits pour remplacer les substances nocives par des équivalents moins dangereux.
Les deux organisations ont ainsi lancé une pétition qu’il est possible de signer en ligne.Source : communiqué du WWF et de Greenpeace, septembre 2005

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